poesies-poetiques

poèmes d'un soir, poèmes d'un loir

Mardi 21 décembre 2010 à 14:25

Oubli progressif

 

 

Elle est partie, ce matin, en claquant la porte,

je l'ai aimé de tout mon être, qu'elle sorte,

mon coeur a trop longtemps souffert toutes ces années.

J'ai donné mon amour, elle me l'a renvoyée,

quoi de plus ridicule?

 

Par mes attentions, je voulais l'amadouer,

elle me regardait, mais toujours sans un sourire.

La vision de son visage était un plaisir

tel, que mes amis finirent par m'oublier,

ne me connaissant plus.

 

Que de jours à pleurer, sans une seule larme,

un vide se ressentant, au fond de mon coeur,

des journées à me morfondre dans la douleur ;

je ne peux pas lutter, je suis sans une arme,

j'ai trop baissé ma garde.


Lundi 20 décembre 2010 à 17:25

Une quête infernale

 

 

J'ai marché sur ton coeur couvert de cicatrices,

J'ai étreint la mort qui habitait dans ton corps,

fragile et légère comme une ancienne actrice,

elle semblait fatiguée, ferme tes yeux et dors.

 

J'ai couru au milieu de ces prairies fleuries,

soulevant tristement une poussière d'ocre.

J'ai couru sur ton corps, à présent si meurtri

et je m'en veux d'avoir été aussi médiocre,

 

Epuisé simplement d'avoir lutté pour elle ;

je n'ai fais que déguiser les apparences,

contre tous ces dangers, elle n'était que plus belle ;

et à présent je parcours le monde en errance.

 

En quête d'un inconnu inaccessible,

je suis peut-être perdu dans le noir, tranquille,

à quoi bon? Personne ne semble m'écouter ;

perdu au sein de tout, je n'ai plus qu'à pleurer.

 

 


Vendredi 3 décembre 2010 à 20:47

Au rythme des vagues

 

 

Dans ce large étang, bleuté, bordé de roseaux,

repose bercée par le courant, une femme,

les cheveux mélangés aux plantes au fond de l'eau

et dispersé dans l'immensité, une larme.

 

Elle ne semble plus prendre conscience du temps,

avançant lentement au côté de Charon,

passeur reconnu des morts sur ce continent ;

un âme perdue au milieu de tout ces monts.

 

Un homme repose allongé sur le sol,

au milieu des débris de son ancien bateau,

tandis qu'un goéland repose sur son dos

ne semblant pas se méfier de l'instable sol.

 

Les fracas de l'orage emplissent cette nuit

et une pluie torrentielle s'abat sur l'île,

comme des milliers de larmes, en l'honneur d'une femme,

qui subitement de notre vie a fuit.


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